Le Francophone.

04 novembre 2018

La Refondation du Congo est tributaire d’un changement drastique

Le Francophoneplus, 04 novembre 2018

Par Jean Bonsenge

 

Fred Deputation 2018 DRC

Dans 49 jours (23 décembre) les Congolais seront appelés à élire leurs gouvernants pour un nouveau quinquennat. Les nouveaux gestionnaires des institutions de l’État auront le mandat du peuple souverain pour amener le pays à bon port, en formulant des politiques adéquates et en réalisant des projets, et des programmes capables d’accélérer le développement du pays, qui peine, jusqu’ à ce jour, à décoller tant sur le plan du développement économique que celui du développement humain, dont l’indice se retrouve au bas de l’échelle au niveau universel.  Pour y parvenir il va falloir faire des réformes institutionnelles : justice, finances, sécurité, services publics incluant la santé, l’éducation, le transport en passant par la mise en route des infrastructures de base gage de tout développement. Une réforme en profondeur, qui ne peut se réaliser et être efficace que par un changement, qui se veut cette fois ci, drastique. Cette transformation consistera à couper le cordon ombilical avec les méthodes anciennes de gouvernance gangrenées par la corruption politique, cultiver les valeurs positives, procéder à un assainissement de fond en comble de tout l’appareil étatique, et à l’éradication du statuquo, et ainsi viendra un vent nouveau qui propulsera la RDC dans le concert des nations. Aux électeurs (trices) de la circonscription de Mont Amba, les recherches menées par les politologues sur l’attitude des votants en RDC ont démontré que ceux derniers accordent leurs suffrages à la personne qu’ils connaissent.  Fred a une expérience probante dans l’administration, pour avoir passé plus de deux décennies dans l’administration de la première puissance mondiale comme un haut-cadre, un entrepreneur éprouvé, un homme qui sait communier avec sa base. Élu député, il mettra ses atouts au profit de sa circonscription, de sa ville et de son pays. Ngomo Nsukuta Freddy, candidat à la députation nationale no 187, sous le label du Front Citoyen pour la République, parti politique membre de la plateforme politique Ensemble, avec Moïse Katumbi Chapwe comme autorité morale, mérite votre vote ! 

 

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30 octobre 2018

RD Congo : la militarisation de la République en marche

Le Francophoneplus, 30 octobre 2018
Par Jean Bonsenge

Militarisation du pays 10 2018

Lundi 29 octobre 2018, le gouvernement de Kinshasa a remis un lot d’engins, de l’armée nationale congolaise, à la CENI pour sa logistique en vue des élections du 23 décembre prochain. Selon l’Agence Congolaise Presse, le lot comprend, entre autre, 150 camions de type Kamaz réceptionnés à Kinshasa, 135 camions à recevoir dans les villes de la partie Est du pays, 171 Pick-Up, 1.800 motos, 1 avion Ilyusin-76, 1 DC-8, 3 Boeings-727, 1 Boeing-737, 2 Antonov 72 adaptés à des pistes d’accès difficile, 1 Boeing-737 passagers, 5 hélicoptères d’une capacité d’une tonne et demie et 2 hélicoptères de supervision. Pour le francophoneplus, la République démocratique du Congo (RDC) avance lentement et sûrement vers l’instauration d’un nouveau type de régime politique : la militarisation de la nation et de son peuple. La défense nationale et la sécurité intérieure, la police et la population constituent les 3 colonnes de ce processus. Classées dans le top 10 des armées, en termes de puissance sur un total de 34 pays sur l’Afrique, par Global FirePower (GFP) à son édition 2018, les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) occupe une place de choix dans le processus de la militarisation de la nation et de son peuple. Une armée qui faisait la fierté du pays dans le régime précédent avait connu une déstructuration au déclin de ce dernier. Les guerres qui se sont suivies l’ont aggravée. Le régime actuel a eu comme mission de doter la république d’une armée Républicaine, forte et dissuasive. Actuellement, les FARDC sont à même de faire preuve de leur capacité de défense contre les ennemis de la République. Des moyens conséquents y ont été affectés pour y parvenir. Dans les budgets annuels du pays (RDC) la rubrique de la défense nationale et celle de la sécurité de l’État reçoivent la part de lion. Par exemple, dans son budget annuel de 10 milliards de la monnaie locale (Francs congolais), la loi de finances 2017 pour l’exercice 2018, prévoit un total de 218.615 sur les plafonds d’autorisation d’emplois rémunérés (Annexe XIV). Intérieur et sécurité 172.758. Le site américain GFP indique que le budget de la défense nationale s’évalue à $ 162,000,000. L’accès au database de la SIPRI (Stockholm Peace Research Institute) pourra démontrer un accru d’investissement en armement de la RDC au cours de ces dernières années. Quant à l’armée, la marche d’endurance et activités sportives des militaires et policiers à travers le pays, le 30 juin de l’année en cours, la nomination et promotions à la hiérarchie militaire, le 15 juillet dernier où Célestin Mbala Munsense, Lieutenant-Général, a été nommé par ordonnance présidentielle nouveau Chef État-Major des FARDC succédant ainsi au Général Etumba envoyé en retraite, l’adoption par le Parlement de la RDC d’un accord de coopération militaire et technique avec la Russie en juin dernier sont des indicateurs d’un engagement vers la militarisation. Du côté de la police, elle s’est vue pilotée par un officier militaire de haut rang, nommé le 17 juillet 2017, par le président congolais Joseph Kabila, le Lieutenant-Général Dieudonné Amuli Bahigwa, nouveau Commissaire Général de la Police nationale Congolaise (PNC), en remplacement du Général Charles Bisengimana Rukira. Quant au peuple, l’évasion de plusieurs détenus de la prison centrale de Makala, le 17 mai de l’année dernière et dans d’autres centres pénitentiaires à travers le pays, l’attaque des parquets de Matete et de Kalamu ainsi que du bureau de la police de Mont-Amba en juin de la même année rentrent dans le processus. Les faits relevés ci-haut constituent les signaux qui ne trompent pas sur la voie de la militarisation de la nation et de son peuple, et aussi un message envoyé aux ennemis de la République.
 
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28 octobre 2018

Irlande : Michael D. Higgins réélu président de la République

Le Francophoneplus 28 octobre 2018

Par Jean Bonsenge

 

Higgins President Elected 2018

Sans surprise aucune le président sortant Michael D. Higgins a été réélu pour un second septennat. Avec un total de 822 566 voix soit 55,8% de suffrages, Mr. Higgins sociologue, féministe et poète, va conduire le pays vers les jours meilleurs, pour les 7ans avenir :"La présidence n'appartient pas à une seule personne mais au peuple irlandais. "Je serai président de toutes les personnes, de ceux qui ont voté pour moi et de ceux qui n'ont pas voté. "Je suis tellement fier de ce pays, je suis fier d'être un président pour vous tous et avec vous tous, et j'attends avec impatience la joie et l'espoir de tout ce que nous réussirons ensemble." a-t-il déclaré solennellement dans son allocution d’acceptation, à Dublin Castle ce samedi 27 octobre. Il sied de noter que Mr. Higgins est le premier président à être réélu pour un second mandat depuis Éamon de Valera en 1966. Patrick Hillery et Mary McAleese ont été respectivement réélus sans concours en 1983 et 2004. La grande surprise de cette élection présidentielle c’est le candidat indépendant Peter Casey, il a terminé en seconde position avec 342727. Il a raflé plus de 23% des suffrages au niveau national, avec un écart considérable des autres quatre candidats, sans tenir compte de la controverse envers les gens du voyage pendant la campagne. L’homme d’affaires Seán Gallagher a obtenu 94514 voix soit 6,4%, Liadh Ni Riada, du Sinn Féin est arrivée en troisième place avec 93 987 voix soit 6,3%. Il faut noter que les nombreux partisans de son parti (Sinn Féin) ont donné leurs voix de première préférence au président élu Michael D. Higgins, plutôt qu’à leur candidate, a reconnu Mme McDonald, la présidente du parti. Joan Freeman a obtenu 87908 soit 6% et Gavin Duffy 32198 (2,2%).

 

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21 octobre 2018

Irlande- présidentielle : Michael D. Higgins en tête

Le Francophoneplus 21 octobre 2018
Par Jean Bonsenge
 

Poll Presidential Race 2018 Higgins ahead

Le dernier sondage d’intention de vote sur l’élection présidentielle du 26 octobre suggère que Michael D Higgins, le président sortant, et candidat à sa propre succession, enregistre une percée significative par rapport aux autres candidats, dans la course à la magistrature suprême. Le Sunday Business Post RED poll a effectué un sondage d’opinions sur 1000 potentiels votants de jeudi 11 octobre au mercredi 17 octobre, et les résultats d’intention de vote confirment la tendance plébiscitée aux jours antérieurs. Selon le sondage, Mr Higgins arrive en tête du peloton avec 68%. Seán Gallagher (Indépendant et homme d’affaires) vient en seconde position avec 12%. La candidate présidente de la République de Sinn Féin Liadh Ní Riada est créditée à 9%. Joan Freeman (Sénateur et Indépendant) a reçu 6%. Quant à Gavin Duffy (Indépendant, et homme d’affaires) et Peter Casey (Sénateur, Indépendant et homme d’affaires), ils ont respectivement obtenu 3% et 2%. Il sied de noter que Mr Casey a été au centre d’une controverse née à la suite de ses propos envers les travellers (les gens du voyage), une communauté minoritaire en Irlande. Selon lui les gens du voyage ne devraient pas refuser les logements sociaux au profit des campings. Cette controverse n’a pas affecté son score.
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18 octobre 2018

Prix Nobel de la Paix 2018 : Dr Mukwege parmi les lauréats, sentiment mitigé

Le Francophoneplus 18 octobre 2018
Par Jean Bonsenge

Dr MKG

Le 05 octobre, le prix Nobel de la paix 2018 a été décerné au Congolais Dr Mukwege et à l’Iraquienne Nadia Murad (ex-esclave sexuelle), par l’Académie Suédoise. En ce qui concerne le gynécologue Dr Dénis Mukwege, il se dégage un sentiment de fierté couplé de celui de morosité. Un sentiment de fierté par le fait qu’il est le tout premier Congolais à être décerné ce prix prestigieux. Il est aussi le tout premier Africain de notre ère d’être le lauréat dans son domaine d’attribution, unique en son genre, de réparer les femmes victimes de violences sexuelles, utilisées comme arme de guerre par les seigneurs de guerre à la partie Est de son pays, la RDC. En dépit de multiples menaces pour sa vie, il n’a cessé d’administrer les soins holistiques à ses patientes à l’hôpital Panzi, dont il est le fondateur, au Sud-Kivu, en RDC. Cette consécration à double portée, nationale et planétaire, constitue un plus dans la lutte contre les violences sexuelles faites à la femme en général et celles perpétrées en temps de conflits en particulier. Un atout supplémentaire à tous les mouvements féministes qui luttent contre les violences sexuelles à l’instar de # Me Too, Time’s Up, #BalanceTonPorc, tous nés de la 4ème vague féministe. La libération de la parole déclenchée par l’affaire Harvey Weinstein, l’ex-producteur Américain sur diverses allégations de harcèlement sexuels l’année dernière, un an, jour pour jour, trouve ici un support de taille. Car cette libération de la parole met le bourreau à nu et entame ainsi la délivrance de la femme violée, harcelée, abusée et celle dont est atteinte son intégrité physique. En plus le prix Noble à Mr Mukwege est un plus sur la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité de l’ONU qui recommande aux États membre l’égalité, la paix et la sécurité pour les femmes en temps des conflits adoptée le 31.10.2000 et lancée en RDC le 19 septembre 2007. De l’ autre côté ce prix Nobel décerné au Dr Mukwege distille aussi un sentiment de morosité, car son engagement à offrir les soins gynéco-obstétriques remonte dans les années quatre-vingt-dix, et déjà à cette époque, il avait sonné la sonnette d’alarme, et plus particulièrement au moment où la destruction des femmes dans leur intimité commençait à prendre de l’ampleur, rien de concret n’a été fait surtout de la part de la communauté internationale, « au début je pensais que c’est une barbarie passagère, mais, malheureusement ça s’est confirmée que c’était devenue une façon de faire. A-t-il déclaré en 2013 sur France 24. « Il y a des gens qui veulent s’enrichir du coltan, de la cassitérite, et de l’or du Congo et donc pour avoir ces minerais il faut qu’ils tuent, qu’ils violent, qu’ils détruisent les femmes. Quand je dis la souffrance a atteint des limites inhumaines, je ne vois pas quelqu’un qui est humain que ce discours peut déranger » a -t-il renchéri. Il sied de rappeler qu’à l’époque de la colonisation du Congo c’est l’amputation des mains des indigènes Congolais qui était la règle pour accroître la production du caoutchouc. 58 ans après l’indépendance du Congo c’est la destruction de la femme dans son intimité par les seigneurs de guerres qui est devenue la voie par excellence pour avoir accès aux minerais que regorgent le pays. C’est de cette manière que s’estompe la fierté du prix Nobel de la paix 2018 décerné au Docteur Mukwege. Le prix Nobel de la paix a été créé au nom d’Alfred Noble, un scientifique qui accordait un intérêt particulier à la Chimie et à la Physique, aussi à la littérature et aux langues. Né à Stockholm en Suède en 1833, il est mort le 10 décembre 1896 en San Remo, en Italie. Nobel est connu pour avoir inventé la dynamite en 1867. Le premier prix Nobel de la paix a été décerné en 1901 soit 5ans après sa mort.
 
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Processus électoral : « pressions » sur Marie-Josée Ifoku pour un désistement en faveur d’Emmanuel Shadary

17.10.2018,

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Candidate à la présidentielle du 23 décembre 2018, Marie-Josée Ifoku dit être sujette à des pressions de tout genre pour qu’elle désiste en faveur d’Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du Front commun pour le Congo (FCC).

Dans une déclaration faite le mardi 16 octobre dans un média privé émettant à Kinshasa, Marie-Josée Ifoku a indiqué qu’elle ne cédera pas à ce genre de pressions sur sa personne et qu'elle est prête à aller jusqu’au bout.

« Depuis que j’ai déposé ma candidature, je suis menacée. Chaque semaine qui passe, je reçois un émissaire me demandant d’appuyer la candidature d’Emmanuel Shadary à la présidentielle de 2018. Je ne le ferai pas. J’irai jusqu’au bout. Il y a quelques jours, des agents de l’Agence nationale de renseignements ont été commis à cette tâche. Ils ont fait pression sur moi. Ils m’accusent faussement d’utiliser le nom du chef de l’État pour trafic d’influence », a-t-elle lâché.

Et d’ajouter : « Au début, je n’avais pas voulu en parler car je me disais que je serai accusée de vouloir me mettre en lumière. Mais ce qui s’est passé au beach, le refus de me laisser voyager alors que je détenais, en bonne et due forme, une autorisation de sortie, a dépassé les bornes. Si ça se passe comme ça à Kinshasa la capitale, comment vais-je battre campagne en provinces le moment venu ? », s'est-elle interrogée.

Rappelons que le mardi 16 octobre, Marie-Josée Ifoku a été interdite de sortir du pays par les services d’immigration alors qu’elle voulait se rendre au Congo-Brazzaville.


MEDIA CONGO PRESS / mediacongo.net

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02 octobre 2018

RD Congo-présidentielle : l’opposition se serre les coudes, mais pas de fumée blanche sur le nom du candidat commun

Le Francophoneplus 02 octobre 2018

Par Jean Bonsenge

Meeting de l' Opposition 29 sep 2018

L’opposition politique en RD Congo a organisé un meeting à l’esplanade du Boulevard Triomphal à Kinshasa, le 29 septembre. Les leaders des partis politiques ont rehaussé de leur présence devant des centaines de milliers de sympathisants. Les quatre candidats au scrutin présidentiel du 23 décembre prochain étaient présents : Félix Tshisekedi de l’UDPS, Martin Fayulu de l’ECiDé, Freddy Matungulu du Congo Na Biso, et Vital Kamerhe de l’UNC. Jean-Pierre Bemba du MLC et Moïse Katumbi de l’Ensemble sont intervenus par vidéo conférence au cours du meeting. Le président du MLC propose la mise en place d’une vision collective des projets de société de l’opposition ; le président de l’Ensemble pour le changement quant à lui exige l’application de l’accord de la Saint Sylvestre dans sa globalité, et dans le cas contraire il recommande l’autodétermination, en vertu de l’article 64 de la Constitution. Le meeting a fait montre de l’unité de l’opposition. Mais le peuple attendait beaucoup plus la présentation du candidat commun de l’opposition pour se fixer les esprits sur la personne qui devra affronter Emmanuel Ramazani Shadary le dauphin de Joseph Kabila, le chef de l’État congolais, et candidat du FCC. La fumée blanche n’a pas été au rendez ce vendredi, çà pourrait être une stratégie politique. Ne nous trahissez pas cette fois ci ! pouvait-t-on entendre les sympathisants scander. Le peuple sait qui est qui et qui a fait quoi, voilà pourquoi il exige un candidat crédible de l’opposition peut-t-on comprendre. Les leaders de l’opposition sont prêts pour les élections mais posent encore des préalables relatifs à la machine à voter et les 10 millions d’électeurs fictifs incorporés dans le fichier électoral par la CENI (Commission électorale nationale indépendante). La CENI confirme quant à elle la tenue des élections le 23 décembre 2018, et jette la responsabilité de la non-tenue de ces élections programmées aux politiciens, dans le cas échéant.
 
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28 septembre 2018

Marine Le Pen : la justice lui ordonne de se soumettre à un examen psychiatrique

Le Francophoneplus 28 septembre 2018
Par Jean Bonsenge

Marie Le Pen

Le Tribunal de grande instance de Nanterre ordonne à Marie Le Pen de se soumettre à un examen psychiatrique avant sa comparution. La présidente du Front National qui s’est métamorphosé en Rassemblement national est mise en examen par la justice française pour avoir poster sur son compte Twitter les images choquantes et violentes d’exécutions sommaires par l’État Islamique en 2015. Elle s’alarme et n’obtempère pas à la décision du Tribunal :"Je croyais avoir eu droit à tout : eh bien non ! Pour avoir dénoncé les horreurs de Daech par tweet, la 'justice' me soumet à une expertise psychiatrique ! Jusqu'où vont-ils aller ?" rapporte Femmeactuelle.fr. Hormis les considérations d’ordre politique qu’évoquent Madame Le Pen pour la déstabiliser, le fait qu’elle soit ordonnée à se soumettre à une expertise psychiatrique par la justice corrobore la maxime du philosophe Foucault sur Justice et Pouvoir : la psychiatrie est encore une manière de faire peser un pouvoir politique sur un groupe social, la justice aussi. Le système éducatif, la psychiatrie et la justice sont des institutions apparemment les plus neutres et les plus indépendantes qui exercent la violence politique d’une manière obscure.
 
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25 septembre 2018

Irlande : une activiste au palais présidentiel

Le Francophoneplus 24 septembre 2018

Par Jean Bonsenge

Presidential Palace 2018

Une activiste qui milite contre la politique du logement du gouvernement irlandais a fait intrusion dans le palais présidentiel, et a réussi à aller jusqu’au bureau du président de la République Michael D Higgins, vendredi 21 septembre. En face du chef de l’État, l’activiste l' interpelle sur la crise du logement qui sévie à travers le pays et plus particulièrement à la capitale, Dublin, avant d’être évacuée par les agents de la garde présidentielle, qui ont été, d’ailleurs, mis en cause pour cet incident. Pas de dégâts matériels ni corporels enregistrés ; tout de même, la hiérarchie de la police nationale irlandaise (Garda Siochana) revoit les dispositions sécuritaires mises en place pour assurer la protection du président et elle enquête également sur l’incident car la sécurité du premier citoyen du pays en dépend. « …l’enquête cherchera à comprendre pourquoi la femme n’a pas été arrêtée à l’entrée du palais ni à n’importe quel autre niveau de son trajet avant de se retrouver en face de Mr Higgins, a rapporté RTE, la radio et télévision nationale.
 
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19 septembre 2018

Dossier Jean-Pierre Bemba, la CPI entérine la décision de la chambre d’instance

Le Francophoneplus 19/09/2018

Par Jean Bonsenge

ICC JPB 18

Le 22 mars 2017, la Chambre de première instance de la CPI avait condamné Jean-Pierre Bemba, de 12 mois d’incarcération et une amende de 300.000 euros pour subornation de témoins. Cette décision est maintenue par la même Chambre. Elle a été rendue lundi 17 septembre, en dépit de l’annulation par la Chambre d’appel des peines précédemment requises. Acquitté en appel par la même Court pour crimes de guerres et crimes contre l’humanité au mois de juin dernier, pour les atrocités commises par ses troupes à Bangui, et ayant consommé plus de 10 ans d’emprisonnement à la Haye, cette peine a été purgée, et donc le Chairman est un homme libre in fine.  La CPI a condamné Mr Bemba dans l’affaire II sur base du principe de la dissuasion, pour décourager les pratiques similaires et leurs conséquences, notamment entrave à l’administration de la justice et par ricochet protéger les témoins dans les affaires de même nature, et en position de faiblesse, de se laisser suborner par les prédateurs. Bemba a aussi la possibilité d’interjeter appel à la décision prononcée en vertu des dispositions de l’article 81 du Statut de Rome, pour se blanchir de tout soupçons. Sa condamnation dans cette affaire lui a valu sa candidature pour la présidentielle prévue le 23 décembre prochain en RDC, elle a été jugée irrecevable par la CENI (Commission électorale nationale indépendante).

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