Le Francophone.

L' Outil d' Information de la Diaspora Francophone minoritaire en République d' Irlande.

31 janvier 2008

Des troupes britanniques à Brazzaville : des interrogations pertinentes

Le dernier protocole d’accord signé le 22 janvier 2008 à Brazzaville entre les représentants des ministères britannique et congolais de Brazzaville continue à susciter des interrogations pertinentes. Que mijote-t-on encore contre la République démocratique du Congo ? Pourquoi des soldats britanniques devraient-ils utiliser le territoire du Congo d’en face pour se déployer à Kinshasa en cas d’une situation d’urgence ou de catastrophe naturelle ? Quel est le mobile principal qui a milité en faveur de la reconduction de ce « protocole d’accord » pour une nouvelle durée de 12 mois ?

Selon des informations concordantes, les ministères de la Défense de la Grande-Bretagne et du Congo-Brazzaville ont procédé, le 22 janvier 2008 à la signature d’un protocole d’accord à caractère militaire. Selon un communiqué de presse de l’ambassade britannique à Kinshasa, il s’agit tout simplement d’une reconduction d’un protocole d’accord, existant et signé en novembre 2006, pour une nouvelle durée de 12 mois. Ce protocole d’accord renseigne que le gouvernement du Congo-Brazzaville autorise l’utilisation de son territoire pour le déploiement à Kinshasa des soldats britanniques « dans l’éventualité d’une nécessité d’évacuer les sujets britanniques civils à la suite d’une situation d’urgence ou d’une catastrophe naturelle, ou en cas de troubles à Kinshasa ». Ce protocole d’accord a été signé à Brazzaville en novembre 2006. Il vient d’être reconduit pour une durée de 12 mois à dater du 22 janvier 2008.

Pour les autorités britanniques, il ne s’agit nullement de stationnement en permanence des troupes britanniques en République du Congo-Brazzaville. Ni d’un déploiement éventuel au Congo-Kinshasa. Des précisions, pour elles, qui valent la peine afin d’éviter toute mauvaise interprétation.

DES INTERROGATIONS SUBSISTENT

On voudrait bien croire les autorités britanniques. D’ailleurs, dans l’entourage de l’ambassade du Congo-Brazzaville, on parle plutôt « de la régularisation d’une situation dans le cadre de l’Union européenne. Certains pays membres de cette union auraient signé un accord similaire avec d’autres pays africains, notamment le Congo Brazzaville. Restait la Grande-Bretagne qui vient de régulariser la situation ».

Admettons que tout ceci soit vrai. Quel est alors le motif principal qui a poussé la Grande-Bretagne à reconduire ce protocole d’accord dès lors que l’on n’est plus dans les mêmes circonstances de temps et de lieu de novembre 2006 ? A cette date, l’on pourrait bien craindre une explosion à la suite de la contestation électorale découlant du deuxième tour de l’élection présidentielle entre le président Kabila et son adversaire Jean-Pierre Bemba. Voudrait-on insinuer que les mêmes craintes persistent jusqu’à ce jour ?

Si tel serait le cas, surtout après la Conférence de Goma, il y aurait anguille sous roche. C’est-à-dire, des nuages sombres demeurent dans le ciel congolais et qu’il se préparerait bel et bien quelque chose contre la République démocratique du Congo. Sinon, la Grande-Bretagne, disposant d’un réseau de renseignements sophistiqués, ne se permettrait nullement pareille démarche s’il n’y avait pas danger à l’horizon.

D’autre part, cette reconduction intervient juste au moment où se tenait à Kinshasa la réunion de la grande commission mixte de deux Congo. Comme si quelque part, y avait une manœuvre de diversion.

Autant de hypothèses qui soulèvent des interrogations pertinentes, lesquelles méritent des réponses précises. Surtout qu’entre Kinshasa et Brazzaville des échanges de vues pour le rapatriement des « réfugiés militaires » ne sont pas encore épuisés. Voilà qu’intervient ce genre de « protocole d’accord » qui pourrait resoulever de la méfiance entre les deux capitales, alors que de gros efforts ont déjà été entrepris dans le seul but de dissiper tout malentendu

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27 janvier 2008

Obama Beats Clinton In South Carolina

Barack Obama has easily won South Carolina's bitterly contested Democratic presidential primary.

Barack Obama and his wife Michelle celebrate victory

Barack Obama and his wife Michelle celebrate victory

His victory, gained with significant black support, has dealt a setback to rival Hillary Clinton after a week of political sniping between the two camps.

The Illinois senator, who would be the first black US president, routed Mrs Clinton in the latest showdown in the fight to become the Democratic candidate in November's presidential election.

John Edwards, a former North Carolina senator, finished third in a state he won during his failed 2004 race.

The result casts fresh doubt on the future of his campaign.

With nearly all the votes counted, Mr Obama had doubled Mrs Clinton's vote total, winning 55% to her 27% and Mr Edwards' 18%.

The win for Mr Obama, after two consecutive losses to Mrs Clinton in New Hampshire and Nevada, gives him new momentum heading into February 5's "Super Tuesday" Democratic contests in 22 states.

Hillary Clinton forced into second place

Hillary Clinton forced into second place

Flanked by his wife Michelle, he told cheering supporters in state capital Columbia: "Tonight, the cynics who believed that what began in the snows of Iowa was just an illusion were told a different story by the good people of South Carolina.

"In nine short days, nearly half the nation will have the chance to join us in saying that we are tired of business-as-usual in Washington, we are hungry for change and we are ready to believe again."

John Edwards: campaign future now in doubt

John Edwards: campaign future now in doubt

Mrs Clinton called her rival to congratulate him and headed from South Carolina to Tennessee, a February 5 state.

The high stakes in South Carolina had fuelled a week of angry accusations and increasingly personal jabs between the two candidates.

They included a volley of attacks on Mr Obama from Mrs Clinton's husband, former President Bill Clinton, and questions about the role of race.

Exit polls showed that Mr Obama had been backed by four out of every five black voters, who make up more than half of the primary electorate.

After the result, Caroline Kennedy, daughter of assassinated former president John F Kennedy, threw her support behind Mr Obama.

She said she believed he could inspire America the same way her father had.

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Sommet de la Francophonie à Kinshasa en 2010

Le souhait de la France et les réserves de la RDC

Le ministre français des Affaires étrangères est arrivé hier vendredi 25 janvier à Kinshasa. Dans ce déplacement, Bernard Kouchner est accompagné de deux députés du parlement français en charge de relations franco-congolaises. Quelques heures après son arrivée dans la capitale congolaise, il a été reçu par le président de la République, Joseph Kabila. Au menu de leur entretien, le réchauffement de la coopération bilatérale entre la RDC et la France avant d’évoquer d’autres questions relatives aux projets de développement que Paris compte réaliser en faveur de Kinshasa.

Sur ce point précis, le chef de la diplomatie française a indiqué que son pays « est prêt à écouter et à être présent en RDC en termes de projets et de financements ». Non sans reconnaître que la France n’a pas été présente de manière permanente en RDC. Et le ministre Kouchner de préciser : «Un certain nombre de projets ont été présentés par le président Kabila. Je les ai acceptés volontiers».

En ce qui concerne le Sommet de la Francophonie prévu en 2010 à Kinshasa, le ministre français a laissé entendre que son pays souhaitait voir la RDC accueillir cet important rendez-vous. Pour ce faire, a-t-il précisé, une équipe devrait faire le déplacement de Kinshasa et se réunir autour du secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, pour examiner les modalités de la tenue de ces assises à Kinshasa. En même temps, Bernard Kouchner comprend les hésitations de Kinshasa : « Il y a certainement de priorités pour le président Kabila, pour son pays et ses habitants… ».

LES RESERVES DE KABILA

De son côté, le président congolais estime qu’il y a d’autres priorités qui méritent le bénéfice de l’urgence que la tenue d’un sommet de la Francophonie à Kinshasa, a dit le ministre français, entre les lignes. Pour Bernard Kouchner, le président Kabila s’est peut-être déjà engagé dans des actions qui vont procurer un mieux-être au peuple congolais. Il a donc raison, a-t-il expliqué, de ne pas tellement considérer le sommet comme une priorité et de le repousser pour quelques années. « Mais, a-t-il ajouté, nous avons espoir que la RDC accueillera ce sommet, non par néocolonialisme de retour, mais parce que la RDC est le plus grand pays francophone du monde et le plus important ». « Si le sommet de la francophonie se tient à Kinshasa, ce serait bien », a-t-il confié, avant de noter que « c’est au président Kabila, bien entendu, de décider ». Cependant, il faut souligner que l’opinion congolaise souhaite, comme la France, que ce sommet se tienne à Kinshasa en 2010. Dans tous les cas, ce sera l’occasion pour la RDC de retrouver sa place dans le concert des Nations, après avoir pris la présidence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Par la même occasion, il a annoncé que le président congolais est invité en France en mars prochain, toujours dans le cadre de raffermissement des relations d’amitié et de coopération entre la France et la RDC. Au cours de la même journée d’hier vendredi, le diplomate français a été également reçu par le Premier ministre Antoine Gizenga. Avec le chef du gouvernement congolais, Bernard Kouchner a évoqué des questions liées à la situation humanitaire préoccupante dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu et les perspectives de coopération entre les deux pays. Notamment, l’ouverture dans les jours à venir de l’Ecole nationale d’administration à Kinshasa et de deux consulats français en RDC.

Après l’étape de la RDC, le chef de la diplomatie française devrait se rendre à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Sur place, il aura des entretiens avec le gouverneur de cette province, Julien Paluku. Selon un communiqué de presse de l’ambassade de France en RDC, parvenu à notre rédaction, il est prévu une visite du ministre français dans le camp des déplacés de Mugunga afin d’évaluer les besoins humanitaires et réconforter de nombreuses familles qui y ont trouvé refuge. C’est ce samedi qu’il est attendu à Kigali, au Rwanda.

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21 janvier 2008

The Senator Obama is a Christian, let him pass!!!

Obama bids to show Christian credentials

Barack Obama is stepping up his effort to correct the misconception that he is a Muslim now that the US presidential campaign has hit the Christian Bible Belt in the south of the country.

At a rally to kick off a week-long campaign for the South Carolina primary for Democrats to be held on Saturday, Obama tried to set the record straight from an attack circulating widely on the internet that is designed to play into prejudices against Muslims and fears of terrorism.

“I’ve been to the same church – the same Christian church – for almost 20 years,” Mr Obama said, stressing the word Christian and drawing cheers from the faithful in reply.

“I was sworn in with my hand on the family Bible. Whenever I’m in the United States Senate, I pledge allegiance to the flag of the United States of America. So if you get some silly email… send it back to whoever sent it and tell them this is all crazy. Educate.”

Mr Obama is referring to a chain email circulating widely on the internet that suggests he is hiding his Islamic roots and may be a terrorist in disguise.

It says he was sworn into the Senate on the Koran and turns his back on the flag during the pledge.

There are some truths in the email’s details. Mr Obama’s middle name is Hussein and his father and stepfather were Muslim.

He spent part of his childhood in Indonesia, a largely Muslim country, but he attended secular and Catholic schools, not a radical madrassa.

His campaign has been pushing back against the false rumours all year. His aides decried an incorrect news report that Mr Obama was educated in a radical Muslim madrassa and a section of his website is devoted to correct that and other false rumours circulating on the internet.

They are stepping up the effort now that the campaign has hit South Carolina and soon turns to other southern states where religion is so important to voters.

The campaign distributed an open letter from seven Jewish senators this weekend condemning the attacks; aides are planning an event this week to respond directly to the emails; and campaign representatives blanketed South Carolina churches Sunday with literature that touted Obama’s Christian faith.

One piece features photos of Obama praying with the words “COMMITTED CHRISTIAN” in large letters across the middle. It says Obama will be a president “guided by his Christian faith” and includes a quote from him saying: “I believe in the power of prayer.”

Mr Obama says he is going to fight harder against other mischaracterisations about his positions that he says are being perpetrated by rival Hillary Clinton and her husband, the former president.

“When I see Senator Clinton, President Clinton distort my words… that is not a way to move the debate forward, that is not a way to help the American people,” Mr Obama said during his rally at the Columbia Convention Centre.

“I am not running for president just to become president, I’m running to help the American people. I’m not willing to say or do anything just to win an election.”

The Clinton campaign suggested the former president would continue pointing out what it says are inconsistencies in Mr Obama’s record.

“President Clinton is a huge asset to our campaign and will continue talking to the American people to press the case for Senator Clinton,” said Clinton spokesman Phil Singer.

Mr Obama adviser Steve Hildebrand said the campaign has organised “truth squads” made up of South Carolina supporters ready to defend Mr Obama’s record from any attacks made by the Clintons this week.

In an interview to be broadcast today on ABC’s Good Morning America, Obama said the former president “has taken his advocacy on behalf of his wife to a level that I think is pretty troubling” by making statements that are not supported by the facts.

“This has become a habit, and one of the things that we’re going to have to do is to directly confront Bill Clinton when he’s making statements that are not factually accurate,” Mr Obama said.

The Clinton campaign responded to Mr Obama’s interview with ABC by posting a fact check on a campaign website in an effort to bolster Bill Clinton’s arguments against Obama.

“We understand Senator Obama is frustrated by his loss in Nevada, but facts are facts,” Mr Singer said.



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20 janvier 2008

Everything is still new!

JRI [shaloom25 at hotmail.com] (2008-01-19 23:52:54)
ExcellentMessage : Shalom Beloved! This is a new year! Isn't? New year means: new beginning, new strategies, new ideas, new relations , new decisions, new methods of work, new ways of doing things, new commitment, new way of solving problems, new confidence in yourself, your friends , your partner,your church, your Pastor, your parents. Everything is new in a new year. What is new is perfect, innocent, open-minded, clear, fresh............what is new looks like snow...listen in Ireland snow does not fall as in Scandinavia, Russia or Lithuania; it snowed a couple of weeks ago I got some pictures to show you for that, it was so beautiful to see we felt fresh in mind and inside the body, everything was clear with hope.....oh my brothers and sisters in the Lord, what is new brings hope, peace, strength, innovation for a new beginning, a new start up, a new way of thinking, and new guidance... Why not pray for the Apostle Ben Bolengwa, the Leader of Zion International Ministry to be full of new visions for God's business? As you do so, the Lord will remember your prayer and respond to all of your requests. My prayer is that the Lord add something new for your blessing in your life and nothing old keeps on affecting your life. What is old belongs to the past. I will come back for that next time. I love all of you and have you in my heart, praying nights and days for your success in every aspects of your life. Just now I am hearing a voice telling me that" tell him or her to send you a feed-back from the message". God bless you! Pastor Jean- Richard Imbile

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17 janvier 2008

Les Positifs à Londres

Londres régularise 200.000 sans-papiers

Le gouvernement britannique a décidé de régulariser la situation de 200.000 sans papiers arrivés en Grande-Bretagne avant 2004 et qui ont déposé notamment des demandes d’asile restées sans réponse de l’administration jusqu’à ce jour. Cette décision couvre la période allant de 1994 à 2004 qui concernerait 500.000 étrangers. Et le gouvernement britannique s’est donné jusqu’à 2011 pour régler tous les cas en suspens.

Cette vague de régularisations traduit la volonté du gouvernement britannique de liquider ces 500.000 dossiers en souffrance et répond, en même temps, à la demande de la fédération des industriels anglais qui avaient soutenu que la délivrance des permis de résidence, avec le droit de travailler. aux sans papiers dynamiserait l’économie et éviterait les dépenses jugées exorbitantes liées aux expulsions.

Les expulsions ne sont pas pour autant gelées d’après Lin Homer (sur la photo) , la directrice de la nouvelle agence en charge de l’immigration, qui face aux députés, avait déclaré que sur les 120.000 autres dossiers en cours de traitement, 52.000 personnes ont été expulsées. Des sans-papiers employés aux services de l’immigration

L’actualité de sans-papiers s’est également alimentée du scandale de certains d’entre eux qui étaient carrément employés au département de l’immigration comme agents de sécurité notamment. Cette situation a été mise à jour par un officier de l’immigration qui a enquêté sur les Africains qui étaient employés au ministère de l’intérieur affectés par les agences de placement. Certains de ces sans-papiers auraient, en effet, utilisé de faux documents pour obtenir ces emplois. La Grande-Bretagne s’est, du coup, rappelée un autre scandale, celui d’un autre sans-papiers de nationalité nigériane qui avait été affecté à la sécurité de la voiture de Tony Blair à l’époque Premier ministre. Face à l’émoi causé par ces scandales répétitifs, le secrétaire d’État de l`intérieur, Jacqui Smith Smith a demandé que tous les contrats signés avec les agences de travail soient revus.

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15 janvier 2008

Il vit encore!

Héros national

Patrice Emery Lumumba, nationaliste et visionnaire

La République démocratique du Congo commémore jeudi le 47ème anniversaire de la disparition tragique du premier Premier ministre du Congo indépendant, assassiné le 17 janvier 1960 au Katanga pour ses convictions politiques nationalistes.

« Je vous assure qu’avec notre foi, avec notre dynamisme, avec notre fierté nationale, le Congo sera dans cinq ans un pays fortement développé. Ce n’est pas en mendiant des capitaux que nous allons développer le pays. Mais, en travaillant nous-mêmes, par nos propres mains, par nos efforts. Le seul slogan pour le moment : le progrès économique », déclare-t-il en 1960.

Né le 2 juillet 1925 à Katako-Kombe, au Kasaï Oriental, P.E. Lumumba est, à 35 ans, leader du Mouvement national congolais (MNC) qui remporte 35 sièges à la Chambre basse du parlement lors des élections nationales du 22 mai 1960. Cela se passe trois mois après la Table ronde organisée le 20 février à Bruxelles (Belgique) et 38 jours avant la proclamation de l’indépendance du Congo par Baudouin 1er, Roi des Belges, le 30 juin 1960 au palais de la Nation à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa).

Ayant battu l’ABAKO de Joseph Kasa-Vubu élu président de la République au second degré, le MNC-L devient - avec l’autre parti nationaliste PSA (13 sièges) – le principal parti de la province de Léopoldville, comprenant le Congo Central, le Kwuilu, le Kwango et le Lac Maindombe.

La coalition MNC-L et PSA est rejointe par le CEREA (10 sièges) de Kashamura et le Balubakat (7 sièges) de Sendwe.

« LUTTER » POUR OBTENIR L’INDEPENDANCE

Patrice Emery Lumumba affiche une profonde conviction quant à la manière d’amener le Congo-Belge à la souveraineté nationale et internationale, dès son retour d’Accra. Il a participé à la Conférence panafricaine d’Accra, dirigée par le président ghanéen Kwame Nkrumah, et eu des entretiens fructueux avec d’éminentes personnalités africaines.

Il prend véritablement la carrure d’homme politique le 28 décembre 1958, lors de son premier meeting politique à la place de la Victoire (Kinshasa/Matonge) devant un millier de partisans.

« Vous êtes tous endormis. Vous pensez que l’indépendance vous sera offerte sur un plateau d’argent, mais il faudra lutter pour l’obtenir et je suis décidé à me battre pour arracher notre indépendance », leur dit-il.

Mais, Joseph Ileo, Cyrille Adoula, Albert Kalonji et Joseph Ngalula – qui ont fondé avec lui le Mouvement national congolais le 10 octobre 1958, un parti se voulant loyal vis-à-vis de la Belgique et regroupant des Congolais proches des courants catholique, libéral et social-démocrate belges - n’épousent pas sa vision et le qualifient de « démagogue dangereux ».

En 1956, Joseph Ngalula et Albert Kalonji avaient publié, en effet, le « Manifeste de la Conscience Africaine » dont la « volonté est que l’émancipation du Congo se réalise dans l’ordre et la tranquillité. Les Européens doivent bien comprendre que notre désir légitime d’émancipation n’est pas dirigé contre eux. Nous prévoyons de créer une organisation qui se fera en pleine légalité et en se conformant aux lois ».

Pour sa part, Lumumba écrivit la même année que « le désir essentiel de l’élite congolaise est d’être des Belges et d’avoir droit à la même aisance et aux mêmes droits ».

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14 janvier 2008

L' Actualité de la Francophonie

La RDC a un rôle essentiel à joeur au sein de la Francophonie»

Une délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a séjourné, du 10 au 12 janvier 2008 à Kinshasa. Pendant quarante-huit heures, les membres de cette délégation se sont entretenus avec des membres de l’Exécutif congolais. Objectif poursuivi : le réchauffement des relations de coopération entre l’OIF et la République démocratique du Congo.

Au terme de sa visite de travail de quarante-huit heures en République démocratique du Congo, la délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a, au cours d’un point de presse animé, le samedi 12 janvier dernier, au ministère des Affaires étrangères, dégagé les grandes lignes de ses entretiens avec les autorités congolaises.

Dans son mot introductif, le vice-ministre en charge des Affaires étrangères, Ignace Gata, a remercié les membres de la délégation de l’OIF, pour l’intérêt que cet organisme accorde à la RDC. Avant d’indiquer que le Congo-Kinshasa sera toujours disposé à accueillir les membres de l’OIF chaque fois que ces derniers souhaiteront venir en RDC.

OBJECTIFS DE LA MISSION

L’administrateur de l’OIF a d’entrée de jeu évoqué les objectifs de la mission effectuée par sa délégation en République démocratique du Congo. Pour Clément Duhaime, l’objet de la visite était d’examiner l’état de coopération entre son organisme et la RDC. Une occasion pour l’OIF d’échanger avec les membres du gouvernement congolais en vue d’envisager des voies et moyens pour un avenir meilleur.

Dans le même registre, il a fait savoir que la délégation qu’il conduisait était venue également examiner la mise en œuvre du bureau régional de l’OIF dans la capitale congolaise.

Au plan culturel, Clément Duhaime a informé les professionnels des médias sur les projets que son organisme compte réaliser en République démocratique du Congo. A titre illustratif, il a évoqué la création des maisons de culture au Congo-Kinshasa. Un projet qu’il a eu à discuter avec le ministre de la Cultures et des Arts. A ce sujet, l’administrateur a annoncé, l’arrivée le mois prochain à Kinshasa, d’une mission de son institution. L’Objectif de cette mission sera d’examiner la faisabilité de ce projet.

En ce qui concerne l’usage de la langue française, le chef de la délégation de l’OIF a salué la RDC qui, à travers la Constitution, a réaffirmé que le français est sa langue officielle, à côté de ses quatre langues nationales. A ce point précis, Clément Duhaime a fait remarquer que son organisme est disposé à aider les pays membres de l’OIF à enseigner et diffuser le français à travers les médias. Avant de noter que la « Francophonie s’insurge contre une langue unique, une pensée unique ».

PILIERS DE LA FRANCOPHONIE

Pour ce qui est d’autres projets en cours de réalisation, l’orateur a fait savoir que quatre dictionnaires rédigés en langues nationales de la RDC seront publiés vers la fin de l’année 2008.

Prenant à son tour la parole, le délégué à la Paix, à la Démocratie et aux Droits humains, Hugo Saada, a rappelé à l’auditoire, les piliers de la Francophonie. Ces piliers visent, entre autres, la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’homme, l’éducation et la diversité culturelle.

Il a, par ailleurs, annoncé des chantiers qui seront réalisés dans son secteur au cours de prochains mois. C’est le cas, par exemple, de la tenue de la Conférence des ministres des pays francophones, prévue du 13 au 14 février 2008, a-t-il précisé. Et d’ajouter que plusieurs sujets d’actualité seront abordés. Parmi les sujets prévus, le délégué de l’OIF a cité : « l’indépendance et l’organisation de la Justice, la Justice au service de la consolidation de la paix, la Justice au service du développement économique… ».

Outre ce projet, M. Hugo Saada a dit que l’OIF a également d’autres projets en chantiers pour la RDC. Ces projets s’inscrivent dans le cadre du processus électoral avec la tenue prochaine des élections locales. Son organisme compte également appuyer les nouvelles institutions de la RDC. Et cela, sans oublier la régulation des médias congolais qui, selon lui, ont un rôle majeur à jouer au pays.

ECHANGE AVEC LA PRESSE

Comme il est de coutume en pareilles circonstances, la conférence de presse a débouché sur un jeu des questions-réponses.

Livrant son impression sur les différents entretiens que sa délégation a eu avec les autorités congolaises, l’administrateur de l’OIF a indiqué que « tous les membres du gouvernement rencontrés ont manifesté une impression d’optimisme face à l’avenir ».

A la question relative à l’organisation du Sommet de la Francophonie projeté en 2010 au Congo-Kinshasa, Clément Duhaime a dit que cette question sera approfondie, lors du Sommet de la Francophonie, prévu en octobre 2008 au Québec (Canada). Avant de faire remarquer que le Madagascar a déjà déposé sa candidature à ce sujet.

L’OIF SAISIE DES PROGRAMMES DE DEVELOPPEMENT REGIONAL

Au ministère de l’Agriculture et Développement rural, Clément Duhaime et le ministre d’Etat Nzanga Mobutu ont passé en revue les actions menées par cette organisation dans le cadre des projets de développement local et régional.

Accompagné de Max Michel Directeur du bureau régional de l’OIF à Libreville au Gabon, Clément Duhaime a renouvelé l’attachement de la communauté internationale dans son appui aux programmes de développement initiés par le gouvernement congolais.

Il a souligné que l’OIF intervient indirectement par ses programmes d’appui au développement local et par sa présence permanente auprès des populations des pays membres. Toutes ces actions sont entreprises en partenariat avec d’autres institutions internationales, a-t-il renchéri.

Par ailleurs, le ministre d’Etat Mobutu Nzanga a saisi cette opportunité pour sensibiliser ses interlocuteurs à l’importance de l’appui de la communauté internationale aux programmes de développement régional, par rapport aux objectifs fixés par la RDC.

A titre de rappel, la gestion et la promotion de la Francophonie en RDC sont attribuées au ministère des Affaires étrangères au sein duquel on a créé une Délégation générale à la Francophonie depuis janvier 2004. Celle-ci constitue la structure politique, par et à travers laquelle le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale coopère avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Elle a comme missions : assurer la coordination des activités de la Francophonie en RDC, la mise en œuvre des différents programmes de la Francophonie en République démocratique du Congo et élaborer pour le gouvernement, des approches stratégiques et méthodologiques appropriées en matière de la Francophonie

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11 janvier 2008

Les Excès de la liberté.

COPENHAGUE  - Après San Francisco et Londres, Copenhague accueillera en mai un marathon sur la masturbation, "Masturbate-a-Thon 2008" destiné à briser les tabous sur la sexualité et à se libérer des préjugés qui l'entourent, a indiqué mercredi son organisatrice."Mon objectif est de réunir hommes et femmes de tous horizons pour parler de la masturbation qui demeure un sujet tabou même dans une société libertaire comme la nôtre et participer à ce marathon qui offrira plaisir, décontraction et découverte sexuelle de soi" a déclaré Pia Struck Madsen.

Selon elle, "la masturbation est positive, sûre et une alternative érotique".

Cette manifestation "aidera notamment les femmes et les hommes à améliorer leur orgasme, à retrouver le plaisir sexuel", a souligné Mme Madsen, sexologue, qui reçoit chaque jour à son cabinet, "nombre de couples et d'individuels ayant des problèmes sexuels".

Le marathon aura lieu le 31 mai à Copenhague, en un lieu encore inconnu. Les participants seront réunis dans 3 pièces: "une pour les femmes, une pour les hommes et une mixte où ils pourront discuter librement et s'adonner au plaisir de la masturbation", selon elle.

"Il y aura aussi d'autres surprises et détails croustillants sur lesquels je travaille encore", a-t-elle ajouté.

Le marathon de Londres, Masturbate-a-Thon, a eu lieu le 5 juillet 2006. Il suivait San Francisco où il s'était déroulé six années durant.

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Révélations accablantes sur le trafic d’armes en RDC

Le Rwanda, la Libye, les pays de l’Europe de l’Est pointés du doigt par « GRIP »

La circulation des armes en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs demeure un grand fléau. Un vaste réseau de transferts et de trafics est en place, violant ainsi chaque fois l’embargo contre les armes en RDC. Ce trafic d’armes constitue même l’une des causes principales des conflits armés en RDC et dans la région tant il est vrai que ce « commerce macabre» nourrit bien son monde. A ce sujet, le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité, GRIP, installé en Belgique, principalement à Bruxelles, vient de publier une étude-rapport accablant sous la plume de Georges Berghezan, chercheur à GRIP. Il affirme dans ce document que cette situation persiste malgré toutes les résolutions de l’Onu. Il pointe ainsi du doigt le Rwanda, la Libye, les pays de l’Europe de l’Est, sans oublier bien sûr les anciens belligérants de la guerre d’agression de 1998-2003 en Rdc. En passant, il s’attarde sur les enjeux régionaux et internationaux au Congo-Kinshasa et dans la région des Grands Lacs, principalement entre la France et les Etats-Unis pour expliquer justement les raisons de l’inefficacité de cet embargo, maintes fois violé.

Au moment où à Goma on réfléchit sur la paix, la sécurité et le développement dans les deux provinces du Kivu, voilà qu’un rapport publié le 3 décembre 2007 à Bruxelles sur le réseau de trafic d’armes en RDC tombe bien à propos. Il donnera incontestablement de la matière à réflexion aux participants à cette table ronde pour qu’ils ne s’arrêtent pas à un examen superficiel de la situation. Bien au contraire, ce rapport constitue une véritable invitation pour qu’ils aillent au fond des choses car, une fois de plus, la République démocratique du Congo est au centre des enjeux régionaux et internationaux. Le transfert et le trafic d’armes vers la RDC illustre parfaitement cette situation.

En effet, dans sa « Note d’analyse » du 3 décembre 2007 publiée à Bruxelles, ayant trait aux « Transferts et trafics d’armes vers la RDC », le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité, GRIP, sous la plume de Georges Berghezan, chercheur au GRIP, affirme que jusqu’ en début 2007, « les allégations de trafic d’armes dans l’Est de la RDC » n’avaient pas cessé. Ce transfert et trafic se poursuivraient par les voies navale et aérienne. Selon l’étude menée par GRIP, l’embargo est intervenu tardivement alors que le « fléau » avait déjà pris des proportions inquiétantes avec la bénédiction de nombreux Etats, tant en Afrique, en Europe qu’aux Amériques. Le réseau se porte donc bien nonobstant les résolutions 1616 de 2005, 1698 de 2006, 1768 de 2007 et 1771 toujours de 2007, du Conseil de sécurité des Nations unies portant embargo des armes contre la République démocratique du Congo. Les armes ont continué à arriver et à circuler en grande quantité en République démocratique du Congo, principalement dans les deux Kivu et en Ituri, régions visées dans ces résolutions.

GRIP cite dans son étude les rapports des experts de l’Onu qui ont dénoncé à plusieurs reprises la violation de cet embargo, citant des noms des individus, des mouvements armés, des pays concernés par ces violations d’embargo. Malheureusement, aucune sanction n’a été prise. Le fléau demeure. Il continue à faire des victimes, à déstabiliser la région des Grands Lacs, à telle enseigne que de nombreuses initiatives de paix n’apportent pas encore de solution durable.

LE RWANDA, LA PLAQUE TOURNANTE

GRIP affirme dans sa Note d’analyse, s’appuyant sur son étude et les rapports des experts de l’Onu que le « Rwanda est au coeur des trafics ». Ce groupe affirme qu’un rapport non – publié « accusait le Rwanda d’avoir armé au moins jusqu’ en août 2003 des milices de l’Est de la Rdc. Au cours du 1er semestre 2004, de multiples informations ont fait état de livraisons d’armes en provenance du Rwanda. Le 5 mai 2004, la population de Goma a découvert une dizaine de camions qui venaient de franchir la frontière chargés d’armes et de munitions ». Et GRIP de poursuivre : « Le Groupe d’experts de l’Onu a conclu que le Rwanda violait les sanctions en apportant une aide directe et indirecte aux soldats mutins de Jules Mutebusi et Laurent Nkunda pendant leurs opérations militaires armées contre les FARDC. Et qu’en plus les rebelles rwandophones de l’Est congolais disposaient d’une filière d’approvisionnement en armes d’Afrique du Sud via le Rwanda ».

Des armes qui transitaient par le Rwanda, ne provenaient pas seulement d’Afrique du Sud, mais également des pays de l’Europe de l’Est : Arménie, Bulgarie, Russie, Bosnie-Herzegovine… Ainsi, en janvier 2006, les armes au profit de Nkunda et qui transitaient par le Rwanda, étaient d’origine bulgare dont une bonne partie était destinée au Nigeria. En plus, la milice « Local defense » de l’ancien gouverneur Serufuli recevait également des armes venant du Rwanda.

Outre le Rwanda, l’Ouganda est également cité, fournissant des armes aux milices de l’Ituri dans la province Orientale. Des armes en provenance de la Russie, de la Bulgarie, de la Bosnie-Herzegovine (ex-Yougoslavie), voire de la Chine dont les AK-47 chinoises retrouvées parmi le lot collecté par la Monuc à Bunia.

La Libye est également citée et accusée de livrer des armes et munitions au MLC de Jean-Pirerre Bemba depuis 2002. GRIP de s’interroger sur le fait que la même Libye, quelques années plus tôt « semblait soutenir le gouvernement de LD Kabila ».

Dans son étude, GRIP n’épargne pas le gouvernement de Kinshasa. Il affirme qu’un mécanisme « de prélèvement d’armes des stocks des FARDC au profit des FDLR » aurait été mis en place.

RIVALITE FRANCE- USA

S’attardant sur l’inefficacité des résolutions de l’Onu relative à l’embargo, GRIP cite le cas qui a opposé la France aux Etats-Unis pour des intérêts divergents. En effet, en avril 2005, la Résolution 1596 avait soulevé un débat houleux au Conseil de sécurité entre la France et les Etats-Unis. « Paris voulait étendre l’embargo aux pays voisins, en particulier l’Ouganda et le Rwanda qui avaient été accusés à plusieurs reprises par des experts de l’Onu et d’autres organisations d’entretenir des trafics d’armes vers le Kivu et l’Ituri. Washington ne voulait pas entendre parler d’embargo visant des alliés avec lesquels il entretient une coopération militaire étroite, dont un accord de soutien mutuel Kigali - Armée US datant d’avril 2004, et des manœuvres communes ougando-états-unisiennes s’étant tenues en août 2006 », lit-on dans cette Note d’analyse.

En conclusion, GRIP estime que « le respect de l’embargo est conditionné, d’une part, à une série de profondes réformes visant à restaurer pleinement l’autorité de l’Etat en RDC, et, d’autre part, à une attitude plus cohérente de la communauté internationale ». Et ce au regard « de multiples facteurs qui s’enchevêtrent et compliquent considérablement l’application effective de l’embargo ». GRIP demeure convaincu que si ces réformes visant à restaurer l’autorité de l’Etat en RDC ne sont pas acquises et que l’attitude de la Communauté internationale est incohérente, « le problème des transferts illicites de matériel militaire reste d’actualité en RDC et risque de le rester pendant longtemps encore ». Voilà un message qui doit absolument interpeller les participants à la Conférence de Goma.

Posté par lefrancophone à 11:56 - Les Infos. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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