28 mars 2008
Nous vous trompez pas!
«Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi, Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle, Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. » (Gal.6:7-9)
« Garde ton coeur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. » (Pr.4:23)
Introduction : une loi universelle
Dieu manifeste son amour pour nous par cet avertissement et nous exhorte à veiller aux paroles de l’Esprit Saint et à ne pas nous tromper à propos de la vraie nature de choses. La loi de ‘semailles et moisson’, bien qu’elle se réfère au monde végétal, est aussi d’application dans le royaume spirituel. Il est écrit: «… je l’ai vu, ceux qui labourent l’iniquité et qui sèment l’injustice en moissonnent les fruits.» (Job 4:8). Les versets en question signifient que l’abus charnel, les mauvaises habitudes et notamment les mauvais choix aboutiront à la ruine ou à la perdition. Au contraire, la bonne et saine semence spirituelle mènera finalement à une bonne et saine récolte spirituelle et à la vie éternelle.
Quelle que soit la semence que l’homme sème, il moissonnera aussi la même chose. Si nous semons du blé, nous ne pouvons pas récolter des tomates! En ce qui concerne la quantité, la semence que nous semons se reproduit plusieurs fois.
Cette loi est valable pour tout le monde et dans tous les domaines: pour la famille, pour la société et même pour l’Église. Les paroles de la Bible que «Celui qui sème l’iniquité moissonne l’iniquité…» (Pr.22:8) et que ceux qui «…ont semé du vent, ils moissonneront la tempête» (Osée 8:7) sont constamment confirmées. Cette loi nous dit de faire attention à ne pas semer des épines et des chardons sur lesquels nous marcherons tout au long de notre présente vie et, plus tard, pendant toute l’éternité. Par conséquent, la vie est une saison de semailles et en même temps de moissons. L’avenir de quelqu’un et les conditions après la mort dépendent exclusivement des choix de son coeur (Rom.2:4-11).
Il est possible d’être trompé par d’autres et de se tromper soi-même
«Ne vous y trompez pas…» Les gens croient que c’est possible d’être trompés ou séduits par Satan ou par les esprits mauvais ou par d’autres gens mais ils ne croient pas qu’il soit possible de se tromper soi-même! Cependant, la Parole de Dieu – mais aussi la psychologie et la philosophie – admettent qu’il est possible de se tromper et nous préviennent contre cette illusion.
Un homme peut être trompé de l’extérieur: par des traditions humaines, par des mauvais esprits et par des hommes. Par exemple: Qui est Jésus-Christ: un homme de bien, un philosophe, l’archange Michaël, seulement homme ou seulement Dieu? Comment quelqu’un peut-il être sauvé?
Dieu nous conseille vivement d’être sur nos gardes contre Satan et les hommes et faire attention aux choix de nos cœurs! Satan vient comme un ange de lumière induisant notre esprit et notre conscience dans l’erreur, en exploitant la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie (1Jean 2:16).
Satan vient, aussi, sous forme de quelques soi-disant grands professeurs qui sont parfois de faux docteurs, qui, par une apparence de piété (2Tim.3:5) tordent la Parole de Dieu et empoisonnent l’âme, l’esprit et la conscience avec leurs philosophies et enseignements. Ils rabaissent les exigences de Dieu au sujet de la repentance, de la foi, de la fidélité, de l’obéissance, de la sanctification et introduisent un «culte volontaire et d’humilité», «des bonnes œuvres», etc.… L’Apôtre Jean dit, «Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste.» Quelques-uns nous apprennent même que nous devons goûter les deux côtés de la vie. Je n’ai pas besoin de mettre ma main dans le feu pour constater qu’il brûle. Même les bêtes sauvages ont ce “bon sens”… Cependant, la parole de Dieu est catégorique. «Que personne ne vous séduise par de vains discours…» (Eph.5:6). “Amis” et membres de notre famille etc., peuvent nous éloigner du bon chemin ou créer en nous des mauvaises habitudes! «Ne vous y trompez pas: les mauvaises compagnies corrompent les bonnes moeurs.» (1Cor.15:33). Parmi les mauvaises compagnies sont les mauvais spectacles (TV etc.) …
Un homme peut être trompé du dedans: Mentionnons un nombre très limité de versets de la Bible au sujet de «l’illusion» spirituelle:
«Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même.» (Gal.6:3);
«Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.» (Jaq.1:22);
«Si quelqu’un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son coeur, la religion de cet homme est vaine.» (Jaq.1:26);
«Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu» (Apoc.3:17)
N’oublions pas que notre coeur est tortueux par-dessus tout et il est méchant: Qui peut le connaître? Combien de fois n’avons-nous pas décidé de ne plus commettre le même péché ou ne plus répéter une mauvaise habitude et avant que les 24 heures fussent écoulées, nous l’avions répétée? La Bible dit que, «Celui qui a confiance dans son propre coeur est un insensé, mais celui qui marche dans la sagesse sera sauvé» (Pr.28:26). La tromperie est greffée sur l’ignorance, sur les convoitises et sur le refus d’une bonne conscience. La Bible nous dit: «Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance…» (Osée 4:6) et «en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi» (1Tim.1:19). La solution est: aimer Dieu de tout notre être!
L’importance de nos choix est grande
Notre présente situation spirituelle révèle, très souvent, les semailles du passé… L’avenir révèlera les semailles d’aujourd’hui. Dieu nous éprouve à tout moment et en toute chose ! (Job 7:18). Nos choix sont, en réalité, notre vrai ensemencement. C’est pourquoi Dieu nous exhorte à garder notre coeur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie (Pr.4:23). Il est impossible d’influencer la trajectoire que la balle prendra après que vous aurez déclenché la gâchette de votre fusil; de même, il est impossible de changer la moisson de ce que vous avez semé! Le choix de notre coeur, en connaissance ou en ignorance, est celui qui conditionne la trajectoire de notre vie. Cependant, nous essayons très souvent de résister ou d’éviter de récolter ce que nous avons semé, en inventant des façons de s’échapper ou de changer les conséquences en utilisant des méthodes illégales (Jér.2:35-36). Néanmoins, la seule façon, courte et rapide de faire la volonté de Dieu et, éventuellement, d’éviter les conséquences ou au moins une partie des conséquences, est de nous humilier, nous repentir et obéir: accepter la culpabilité et la punition de notre péché humblement (Lév.26:41). Le malfaiteur sur la croix a été sauvé et il est devenu “spirituel” – SI je peux utiliser l’expression – en un clin d’oeil, seulement parce que son coeur a rejeté ce qu’il était et a compris ce qu’il devait être et, se tournant vers Jésus, a demandé Sa miséricorde. Son humilité a donné à Dieu la possibilité de lui ouvrir les yeux spirituels pour voir quel l’homme était Jésus et où était-Il en train d’aller! Il a rempli les conditions et il a été “récompensé” immédiatement! Il n’est pas devenu « spirituel » à cause des efforts additionnels mais à cause d’un bon choix ! Il est passé des ténèbres à la lumière et de la mort à la vie. Il n’y a aucun progrès sans un bon choix et une décision de coeur!
Petites choses ou choses temporaires peuvent avoir de terribles conséquences
La Bible dit que, «… au Jour du Jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée» (Mat.12:36) et que même la convoitise des yeux est considérée comme péché (1Jean 2:16; Mat.18:9 et Marc 9:47). Il ne faut donc jamais mépriser le jour des petites choses qui peuvent avoir de grandes et terribles conséquences à vie et dans l’éternité! Les petits renards ravagent les vignes (Cant.2:15) et un peu de folie l’emporte sur la sagesse et sur la gloire (Ecc.10:1), dit la Parole de Dieu. De tels “petits” péchés dévorent notre vie spirituelle… Une petite brèche ou un petit trou dans un bateau peut le faire couler… même pendant qu’il est dans le port…
La répétition de petits péchés qui paraissent insignifiants peut devenir un vrai esclavage pour notre âme et notre corps. Liez vos deux jambes avec un fil. Vous pouvez le casser à n’importe quel moment. Liez-les beaucoup de fois et vous verrez si vous pouvez le casser et détacher vos jambes… Chaque mot, acte ou pensée a des répercussions éternelles et il revient de la manière dont il a été semé… Même nos discussions sont enregistrées et nous les entendrons encore quand nous nous trouverons devant Dieu! (Mal.3:16).
La phrase “semer pour sa chair” se réfère à la satisfaction de nos convoitises.
Cela est tout à fait vrai quand elles absorbent notre cœur et notre vie comme l’est notre attachement excessif au travail, aux études, à l’argent, à la gloire etc. Qu’allons-nous récolter? La corruption! Semer pour la chair n’est pas seulement commettre des péchés grossiers, flagrants ou vulgaires. Faisons attention à l’avertissement: «Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez» (Rom.8:13). Nombreux sont ceux qui sèment dans la chair bien qu’ils paraissent faire ce qui est bon parce qu’en réalité ils ont des arrière-pensées et motivations hypocrites ou parce que, en réalité, leurs vies consistent en un activisme humain fiévreux pour lequel ils n’ont jamais demandé la permission ou l’approbation de Dieu… En deux mots: Qui sème dans la chair? Celui qui vit et travaille pour lui-même et non pour Dieu!
L’homme récolte plus qu’il a semé, tout comme dans le monde végétal!
David, l’homme d’après le cœur de Dieu, a moissonné son péché au quadruple! Un verre de vin ou de bière etc., plus que ce qui est autorisé ou le non-respect d’un feu de circulation peut causer notre mort et la mort d’autres gens. Un mensonge peut détruire la carrière d’un homme; un péché sexuel de jeunesse peut détruire toutes les années de sa vie et tout ce qu’on a construit pendant des années et des années! Vraiment, une mauvaise action momentanée peut nous amener à la payer pendant toute notre vie. Ce que je viens de mentionner est vrai aussi bien pour les bons choix! Un choix selon Dieu peut sûrement apporter des bénédictions innombrables dans notre vie! (1Sam.16:7).
L’ignorance de la qualité de nos actes ne nous innocente point!
Si je pense que je sème une graine saine et de bonne qualité tandis que la graine est de pauvre qualité et/ou infectée, est-ce que mon ignorance va changer le résultat? La Bible dit que, «Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort.» (Pr.14:12). Mon ignorance au sujet du péché que je commets ne me décharge pas de la culpabilité et ne me délivre pas des conséquences de mon péché ou de ma bêtise! Cela peut être vu clairement dans Lév.5:17-19; Nom.15:24-30 et Ecc.5:6.
Quel genre de graine semons-nous? Quel est notre comportement? Egoïste, sévère, méchant, amer, agaçant, autoritaire, irritant qui mène nos prochains à faire des actes méchants ou de découragement? (Col.3:21). Comment faisons-nous notre travail et celui des autres, diligemment ou négligemment? «Maudit soit celui qui fait avec négligence l’oeuvre de l’Éternel…» (Jér.48:10). Faisons-nous ce que nous faisons pour être vu, en agissant dans un esprit de plaire aux hommes sous leurs yeux ou en sincérité de cœur et dans la crainte du Seigneur? (Eph.6:6 ; Col.3:22). Comment dépensons-nous notre temps de loisir? En disant des plaisanteries et en utilisant un parler insensé ou sale qui pollue notre esprit et l’esprit des autres? Qu’est-ce que nous lisons? Est-ce que notre Oui est oui et notre Non est non ? Notre parler est-il accompagné de grâce ou de mensonges et d’exagérations? Pensons-nous une chose, disons-nous une autre chose et faisons-nous encore une autre chose? Tenons-nous nos promesses et respectons-nous fidèlement nos engagements, petits ou grands? (Mat.25:23). Utilisons-nous la Bible comme elle nous convient? A des questions directes qui nous coincent, répondons-nous comme des chrétiens craignant Dieu ou comme des diplomates ayant peur d’une confrontation, inventant des excuses et nous réfugiant dans l’expression: “Vous ne connaissez pas mon coeur” ? Bien sûr – seul Dieu connaît notre cœur – mais nos prochains voient notre fruit! Comment jugeons-nous et mesurons-nous les autres? Où est notre trésor et sur quoi sont concentrées nos pensées durant toute la journée? (Mat.6:21). Disons-nous la vérité dans notre cœur, devant Dieu et devant les hommes ? (Ps.15:2). Disons-nous : « Oui Seigneur, Tu as raison et moi j’ai tord. Je méritais aller en Enfer mais Toi, Tu m’as sauvé. » Oui, mon frère, ma sœur, mon épouse etc., tu as raison et moi j’ai tord ». Demandons-nous à Dieu de nous pardonner nos péchés ? Avons-nous mis toute notre confiance dans le caractère de Dieu qui est plein d’amour et de justice ? En deux mots : Repentons-nous sincèrement et avons-nous mis toute notre confiance en Jésus-Christ?
L’expression «celui qui sème pour l’Esprit».
Cette expression signifie: faire attention et prendre plaisir aux choses de l’Esprit et marcher selon l’Esprit. Si la personne croit aux paroles de Dieu, si elle se repent en faisant deuil pour ses péchés, les confesse, les rejette, se consacre à Dieu et garde diligemment une bonne conscience, des bénédictions spirituelles tomberont sur lui. C’est la signification du verset 9 qui dit, «Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas.» Semer dans l’Esprit veut dire abnégation en faveur de Celui qui nous a sauvés et Auquel nous appartenons. Seuls ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont Ses enfants (Rom.8:14), s’ils regardent à Jésus, le Chef et le consommateur de leur foi, et vivent par la foi en comptant absolument sur le sang précieux du Christ.
Qui est l’homme qui peut semer pour l’Esprit?
Seul l’homme qui est né de Dieu, celui qui a renoncé à tout pour Dieu, qui n’a rien gardé pour lui-même, qui a un coeur pur et garde une bonne conscience. Seul celui qui compte sur la grâce de Dieu et pas sur ses efforts, peut résister jusqu’au sang en luttant contre le péché (Héb.12:4) et contre Satan. «Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu.» (1Jean 3:9). Seulement pour cet homme, ses bonnes œuvres peuvent avoir de valeur! Seulement de la part d’un homme qui a les mains pures Dieu peut accepter avec plaisir ses ‘sacrifices’. Si les hommes ne gardent pas une bonne conscience, alors leurs activités religieuses sont vaines. Ils attristent ou éteignent l’Esprit Saint (Eph.4:30-31 et 1Th.5:19) et raidissent leur cou en résistant aux vrais reproches (Act.7:51). Malheur à celui qui essaie de trouver un alibi afin de dissimuler sa culpabilité ou trouver une excuse telle que “je ne le savais pas”, “c’est votre faute”, “vous ne connaissez pas mon coeur”, etc. On ne peut rien attendre de quelqu’un qui est capable d’inventer des excuses !
Proportion quantitative et qualitative entre semailles et moisson
Est-il jamais possible que:
Celui qui ouvre rarement la Parole de Dieu ou juste pour deux minutes ou au hasard ou quand il est seulement dans l’église devienne un croyant puissant en paroles et en actes? (Col.3:16);
Celui qui n’a pas mis sa vie en ordre devienne capable d’instruire et d’exhorter d’autres gens? (Col.3:16; Mat.5:19);
Celui qui passe des heures sans fin devant la Télé ou qui trouve du temps pour ses loisirs mais pas pour lire la Bible, prier pour lui-même et pour les autres, soit béni? (Mt.26:41) ;
Celui qui est avare, qui ne donne pas d’argent aux pauvres et pour l’œuvre du Seigneur mais qui gaspille son argent pour des choses qui se réfèrent seulement à sa maison, à sa famille, à ses vacances et plaisirs, prospère spirituellement?
Celui qui fait des compromis avec le péché et interprète la Bible comme il ou elle lui convient le mieux ou encore celui qui ne donne jamais son témoignage soit heureux?
Celui qui offre de l’argent, des louanges et l’adoration au Seigneur et qui s’assied à la table du Seigneur sans être réconcilié avec son frère ou sa soeur en premier tandis qu’il sait qu’ils ont quelque chose contre lui, jouisse de la paix du Seigneur et de sa joie? (Mat.5:24);
Celui qui n’a pas présenté son être comme un sacrifice vivant, saint agréable à Dieu, puisse être transformé par le renouvellement de son intelligence? (Rom.12:1-2);
Celui qui ne persévérera pas jusqu’à la fin peut-il être sauvé? (Mat.24:13);
Celui qui n’a pas le fruit de l’Esprit soit vraiment en même temps rempli du Saint-Esprit? C’est contrefaçon; c’est de l’imposture! Dieu donne le Saint-Esprit seulement à ceux qui Lui obéissent! (Act.5:32);
Celui qui sème la fierté et l’arrogance, qui résiste à la volonté de Dieu puisse moissonner en même temps la grâce de Dieu? (Jac.4:6);
Celui qui vit avec un coeur impénitent et infidèle, qui résiste aux réprimandes de Dieu, puisse avoir, en même temps, l’Esprit du Christ? (Pr.1:23);
Celui qui vit avec un coeur impatient et infidèle, puisse espérer, en même temps, voir les promesses de Dieu s’accomplir dans sa vie? (Héb.10:36)
On conclut donc que « …Celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. » (2Cor.9:6). De même : «Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d’allégresse. Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence, revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes.» (Ps.126:5-6). La caractéristique principale de tous les grands hommes de Dieu était qu’ils avaient complètement consacré leur vie à Christ et étaient fidèles, en restant stables et diligents à l’accomplissement de la volonté de Dieu et qu’ils n’ont pas laissé quelque chose ou quelque personne les détourner de leurs buts.
La moisson sera : soit la corruption soit la vie éternelle
Le verset 8 se réfère clairement à la corruption et à la vie éternelle. Quand la Bible se réfère à la “corruption”, elle veut dire fondamentalement perdition et condamnation éternelles. Quant à la corruption, Paul, s’adressant aux croyants de Corinthe leur déclare : «Je crains qu’à mon arrivée mon Dieu ne m’humilie de nouveau à votre sujet, et que je n’aie à pleurer (Gr : ‘faire deuil’) sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et qui ne se sont pas repentis de l’impureté, de l’impudicité et des dissolutions auxquelles ils se sont livrés.» Il y a, néanmoins, d’autres formes intermédiaires de corruption telles que la tristesse, l’agitation et la confusion, la dépression, le découragement et les soucis qui dévorent l’âme et enlèvent chaque morceau de fraîcheur; aussi, l’insomnie, les maladies psychologiques dues aux désirs débridés et/ou à l’orgueil, la peur, la frustration, etc., pendant et après l’acte de péché. Dieu désapprouve quoique nous fassions, même si cela peut paraître bon, mais qui a des motifs égoïstes et égocentriques (Esa.17:10-11 et Ag.1:5-9). Ces formes de corruption peuvent aboutir à la corruption finale. Dieu nous fait récolter non sur base du labeur de nos mains mais sur la base des choix de nos coeurs. En tout cas, Dieu nous apportera un plein de récolte le Jour du Jugement et des récompenses.
Examinons maintenant l’expression “la vie éternelle”: La Bible dit: «Dites que le juste prospérera, car il jouira du fruit de ses oeuvres.» (Esa.3:10). Le fruit de l’homme est manifesté par la formation de son caractère et de son utilité aux autres. De plus, et ce qui est plus important, est que le juste ne récoltera pas dans l’âge à venir le fruit de ses péchés parce que Christ les a récoltés sur la croix pour le compte du croyant.
Actuellement même si la communion du croyant avec Dieu et avec les autres croyants est encore imparfaite, elle est pour lui une source de joie. Combien plus jouira-t-il du bonheur et de la prospérité dans l’âge à venir quand il sera cohéritier avec Christ et semblable à Lui! Incroyable mais vrai! Dieu récompensera notre honnêteté et notre fidélité avec la monnaie du Pays Céleste. Voila pourquoi la Bible nous dit : Et si nous invoquons comme Père celui qui juge selon l’oeuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisons-nous avec crainte pendant le temps de notre pèlerinage (1Pie.1:17; aussi, 1Co.15:58 et Héb.10:35-39).
La façon de moissonner
La meilleure façon de moissonner est “en se courbant ou en s’inclinant”:
Quand nous moissonnons les résultats du péché que nous avons semé, nous devons nous courber dans l’humilité, dans l’examen de soi et nous repentir. Nous devons accepter sans nous plaindre (Lam.3:39-44 et Lév.26:40-41) ou nous révolter ou nous décourager ou mépriser le châtiment du Seigneur (Esa.1:5; Apoc.16:11; Héb.12:5; Jér.5:3). Si non, un cercle vicieux toujours croissant nous attend… Nous devons faire attention de discerner pourquoi Dieu a soulevé en haut sa verge! (1Cor.11:31-32). N’oublions pas la parole «Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi» (Apoc.3:19). Le terrain perdu ne peut être retrouvé que lentement et partiellement, à moins que Dieu intervienne et fasse un miracle. Dieu pardonne nos péchés mais dans certains cas Il laisse certaines conséquences de nos péchés rester sur nous pour nous instruire et nous protéger afin de ne pas retomber encore dans le péché! Ainsi sommes-nous rappelés quant à nos défauts et nous sommes instruits à dépendre toujours de Lui et de rester humbles. Les clous dans un morceau de bois peuvent être enlevés mais les trous restent! Attention! Cela ne signifie pas que nous ayons besoin de pécher pour rester humbles mais bien de la grâce de Dieu pour discerner et de rester humbles!
Quand nous récoltons les bénédictions de Dieu, nous devons nous courber dans l’humilité et dans un esprit de gratitude profonde. Les bénédictions de Dieu ne sont pas le résultat de notre propre capacité ou piété (Deut.8:17 et 9:4-5). Même notre capacité de comprendre la vérité de Dieu n’est pas de nous mais vient de Dieu (2Cor.3:5). Nous devons, par conséquent, donner la gloire à Dieu qui nous bénit et nous glorifie… Nous ne devons pas transformer ses bénédictions en idoles mais nous attacher à Dieu le Donateur! Il nous donne la possibilité de récolter très souvent des choses que nous n’avons pas semées et qui sont dues à Sa grâce. IL nous offre des choses que nous ne méritons pas…
Conclusion
Ne perdons pas l’éternité pour de la boue
Soyons prudents à ne pas manquer l’éternité pour de la boue et vendre notre «droit d’aînesse» spirituel pour une bouchée de nourriture (Php.3:8; Héb.12:16). Et si nous invoquons comme Père celui qui juge selon l’oeuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisons-nous avec crainte pendant le temps de notre pèlerinage (1Pie.1:17).
Dieu n’est pas seulement sévère mais Il est aussi miséricordieux
Chacun de nous rendra compte de ce qu’il a semé. Nous devrons donc nous réfugier en Christ en temps voulu et Lui demander pitié et Sa grâce! IL pardonnera tous nos péchés et Il les jettera dans les mers profondes pour ne pas s’en souvenir. Repentons-nous, si nous ne nous sommes pas encore repentis, continuons à nous repentir et allons à Christ parce que c’est Lui qui a moissonné sur la croix et à travers Sa mort sur la croix le fruit de tout notre ensemencement coupable. Dieu nous réveillera et nous restaurera, dans Sa souveraineté, pour les années qui ont été mangées par l’ennemi (Joël 2:25) et/ou nos propres folles actions. Nos péchés seront effacés et des temps de rafraîchissement viendront de la présence du Seigneur (Act.3:19). Le SEIGNEUR aime ceux qui Le craignent, ceux qui espèrent en sa bonté (Ps.147:11). Oui, Dieu n’est pas seulement sévère mais Il est aussi miséricordieux (Job 11:6 et Est.9:13). Dieu aura de la pitié parce qu’Il prend plaisir à avoir de la pitié! Alors «… le bonheur et la grâce nous accompagneront tous les jours de notre vie, et nous habiterons dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de nos jours.» (Ps.23:6). AMEN!
27 mars 2008
Interpellation du Premier ministre : une main noire ?
Lors de la première plénière de la session de mars 2008 de l’Assemblée nationale, tenue le jeudi 20 mars, les députés ont examiné la proposition de l’interpellation du Premier ministre déposée le 11 mars dernier au bureau de l’Assemblée par le député Delly Sesanga du MLC. La motion a été rejetée par la plénière suite à un vice de procédure. Mais, qui voulait vraiment se débarrasser de Gizenga ? Que lui reproche-t-on, au juste ?
Juste après que le gouvernement que dirige le Premier ministre Antoine Gizenga ait accompli, le 24 février 2008, un an de service, soit 20% de sa durée théorique maximale, une proposition de l’interpellation du Premier ministre a été déposée le 11 mars au bureau de l’Assemblée par le député Delly Sesanga du Mouvement de libération du Congo (MLC), parti de l’opposition.
Soumise à la plénière du jeudi 20 mars 2008, la motion a été recalée. Pour plusieurs députés, cette interpellation viole la Constitution en ce qui concerne la procédure. D’après eux, elle a été déposée pendant les vacances parlementaires alors qu’elle devrait l’être pendant une session ordinaire.
UNE MAIN NOIRE
Bien sûr qu’un député national, quel qu’il soit, peut amorcer une interpellation, en vertu du droit lui reconnu par les articles 100 al.2 et 138-3 de la Constitution et 152-3, 171, 172 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Mais pourquoi la motion de Sesanga n’a pas été retenue en plénière ? Aussi, une certaine opinion s’interroge sur sa motivation exacte : si le Premier ministre bat de l’aile sur l’exercice de son autorité, comme chef du gouvernement, dans la conduite de la politique générale du gouvernement, qui de l’opposition et du gouvernement a vraiment intérêt à se débarrasser de Gizenga pour l’instant ? Que lui reproche-t-on exactement ?
Au-delà de tout, y aurait-il une main noire de l’AMP derrière la proposition de l’interpellation du député de l’opposition Delly Sesanga ? Sinon, comment peut-on comprendre qu’un Delly Sesanga, juriste réputé et président de la Commission PAJ de l’Assemblée nationale, ne se soit pas souvenu du Règlement intérieur de la chambre basse à la rédaction du quel il a certainement pris part.
Plus surprenant encore est la réaction de Sesanga de faire revenir la motion dans la gibecière, à sa famille politique. «Je ne suis pas découragé (…) Il est de notre devoir de remettre les pendules à l’heure et nous allons le faire (...) Je pense que nous allons mettre en harmonie la forme avec les recommandations de la plénière et ainsi on sera obligé de traiter du fond », a indiqué Sesanga au sortir de la plénière du jeudi 20 mars dernier.
Le député MLC reconnaît implicitement avoir agi sans l’aval de sa famille politique. Si tel était le cas, que craignait-il ? Redoutait-il que son initiative ait moins de chance de susciter l’adhésion de sa famille politique ou était-ce une preuve qu’il ne serait plus en odeur de sainteté avec la direction du parti, après la tentative de création au sein du MLC d’un courant dit de « réformateurs radicaux » ? Ou simplement parce que ce coup venait de l’AMP ?
DIVORCE AMP – PALU ?
De leur côté, les états-majors du Parti lumumbiste unifié (Palu) estiment qu’il y a de la manipulation autour de cette interpellation. Les tenants de cette thèse estiment que si interpellation il y aurait, c’est la majorité qui devrait l’initier. En même temps, ils rappellent au PPRD que le gouvernement Gizenga est un gouvernement de coalition. En tant que tel, la question de remplacement du Premier ministre doit être débattue selon les clauses du contrat de partenariat qui lie les deux alliés.
Par ailleurs, tous les kabilistes savent que c’est grâce à l’alliance de l’AMP avec le Palu que le président Joseph Kabila a pu être élu à l’Ouest, principalement dans la province du Bandundu. Que l’on s’affaire à déguerpir Gizenga d’une manière « cavalière », cela remettrait en cause l’alliance. S’achemine-t-on alors vers un divorce entre l’AMP et le Palu ?
En outre, plusieurs sources proches de l’opposition confient que cette dernière ne veut pas servir de dindon de la farce. La réaction du député Roger Lumbala est claire à cet effet : «Le changement du gouvernement ne peut pas être l’affaire de l’Assemblée nationale comme on veut le faire passer. Si le PPRD veut faire partir Antoine Gizenga, le chef de l’Etat a toutes les prérogatives pour faire partir le Premier ministre plutôt que de dire ou de se servir de députés pour que le moment venu la motion de censure soit adoptée… »
C’est dire que l’opposition se refuse d’assumer une motion dont les commanditaires seraient des caciques de l’AMP, qui voudraient se débarrasser de Gizenga pour occuper le fauteuil de Premier ministre.
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.
10 mars 2008
Sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC)
COMMUNIQUE FINAL Kinshasa! le 10 mars 2008 Sur invitation de Son Excellence Monsieur Joseph KABILA KABANGE, Président de la République Démocratique du Congo et Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), il s'est tenu le 10 mars 2008 à Kinshasa un Sommet - Extraordinaire des Chefs d'Etat et de Gouvernement des pays membres de la CEEAC. Ont pris part à cette importante rencontre, Leurs Excellences : Monsieur Theodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale ; Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la République du TCHAD ; Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo ; Monsieur Fradique BANDEIRA MELO DE MENEZES, Président de la République Démocratique de SAO TOME et PRINCIPE ; . Monsieur François BOZIZE, Président de la République Centrafricaine ; Monsieur Pierre NKURUNZIZA, Président de la République du Burundi ; Monsieur Fernando DA PIEDADE DIAS DOS SANTOS, Premier Ministre de la République d'Angola; Monsieur Henri EYEBE A YISSI, Ministre des Relations Extérieures de la République du Cameroun; Monsieur Jean Boniface ASSELE, Ministre de la Communication, des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l'Information de la République Gabonaise.
Un seul point figurait à l'ordre du jour, à savoir: la situation politique et sécuritaire au TCHAD après les évènements du début du mois de février 2008.
Après le mot de bienvenue de Son Excellence Monsieur Joseph KABILA KABANGE à ses Hôtes et l'exposé des faits par Son Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la République du TCHAD, suivi de celui de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo et Co-Médiateur désigné par l'Union Africaine et du rapport des travaux du dernier Conseil des Ministres du COPAX par le Secrétaire Général de la CEEAC, les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont procédé à l'analyse de la situation et, à l'issue d'un tour de table au cours duquel chaque délégation est intervenue, ils ont pris les résolutions suivantes:
I. Les Chefs d'Etat et de Gouvernement des Etats membres de la CEEAC condamnent le recours aux armes et autres voies non constitutionnelles comme modes d'accession au pouvoir, ainsi que toute déstabilisation des institutions démocratiques issues de la volonté du peuple tchadien. Ils expriment toute leur solidarité à l'égard du Gouvernement et du Peuple tchadiens et invitent tous les pays à s'abstenir de toute initiative ou attitude susceptible de porter atteinte à l'ordre constitutionnel, à la sécurité et à l'intégrité territoriale de la République du Tchad.
II. Les Chefs d'Etat et de Gouvernement apportent leur soutien au Président de la République du Congo, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N'GUESSO et au Guide de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne, Socialiste et Populaire, Monsieur MUHAMMAR AL-KADHAFI, dans l'exercice du mandat de médiateur qui leur a été confié par l'Union Africaine.
III. Les Chefs d'Etat et de Gouvernement en appellent à toutes les parties au conflit pour qu'elles appliquent tous les Accords antérieurs, notamment ceux de Tripoli et de Riyad entre la République du Tchad et la République du Soudan. Ils se félicitent par ailleurs des accords conclus le 13 août 2007 à N’Djamena et en septembre 2007 à Syrte, dans le cadre du dialogue politique inter-tchadien et encouragent le Gouvernement de la République du Tchad à poursuivre sans relâche l'application desdits accords en vue de renforcer l'Etat de droit et d'instaurer une paix durable et définitive au Tchad.
IV. S'agissant de la reconstruction et de la réhabilitation du Tchad, les Chefs d'Etat et de Gouvernement s'engagent à organiser une assistance d'urgence en faveur de ce pays frère.
V. Sur le plan humanitaire, ils se félicitent de l'amorce du déploiement des troupes de l'Eufor en vue de sécuriser les camps des réfugiés, les personnes déplacées ainsi que le personnel des agences humanitaires.
VI. Les Chefs d'Etat et de Gouvernement lancent un appel à la Communauté Internationale pour qu'elle apporte au Gouvernement et au Peuple tchadiens une assistance multiforme à la hauteur du drame que le pays vient de connaître.
VII. Les Chefs d'Etat et de Gouvernement demandent, en plus, l'accélération du déploiement de la force hybride Nations Unies/Union Africaine au Darfour.
Au terme de leurs travaux, les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont félicité l'initiative du Président en exercice de la CEEAC pour la convocation de ce Sommet et ont hautement apprécié l'hospitalité dont ils ont été l'objet ainsi que leurs délégations durant leur séjour à Kinshasa.
Ils ont également exprimé leur profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Joseph KABILA KABANGE, au Gouvernement ainsi qu'au peuple congolais pour l'ensemble des dispositions prises en vue de la réussite de ce Sommet. Fait à Kinshasa, le 10 mars 2008 Pour la République d'Angola
S.E.M. Fernando Da Piedade Dias Dos Santos Premier Ministre, Chef du Gouvernement Pour la République du Burundi
S.E.M. Pierre Nkurinzinza, Président de la République Pour la République du Cameroun
S.E.M. Henri Eyebe Ayissi, Ministre des Relations Extérieures Pour la République Centrafricaine
S.E.M. François Bozize, Président de la République Pour la République du Congo
S.E.M. Denis Sassou N'guesso, Président de la République Pour la République Démocratique du Congo
S.E.M. Joseph Kabila Kabange, Président de la République Pour la République Gabonaise
S.E.M. Jean Boniface Assele, Ministre de la Communication, des Postes, des
Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l'Information Pour la République du Tchad
S.E.M. Idriss Deby Itno, Président de la République Pour la République de la Guinée Equatoriale
S.E.M. Theodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République Pour la République Démocratique de Sao Tomé et Principe
S.E.M. Fradique Bandeira Melo De Menezes, Président de la République
08 mars 2008
Un gendarme français agresse un policier congolais à Kinshasa
La violence du coup de poing a envoyé le policier congolais sur le pavé. Il s’est blessé à la paume de la main en tombant. Sincèrement, la rupture que prône le président français entre l’Afrique et la France risque de ne pas se faire en douceur. Au moment où Sarkozy croyait encore s’amuser avec l’opinion en prononçant des discours dont il ne semble pas mesurer la portée, en Afrique on le prend très au sérieux.
Si personne ne peut aller manger le pain français, il y a lieu aussi que les Français ne viennent pas manger la chikwangue ou le couscous africains. Ce continent veut lui démontrer que personne ne versera des larmes sur cette rupture dont la France semble faire son cheval de bataille. Le Gabon vient de poser un geste très applaudi sur tout le continent. En réaction au refoulement de deux étudiants gabonais de France, Libreville vient de mettre dans l’avion un Français qui débarquait au Gabon où il devrait travailler dans le secteur du pétrole.
On s’attend à ce que l’exemple gabonais, pays dont on disait entretenir des relations privilégiées avec Paris, fasse effet boule de neige. C’est ce moment qu’un gendarme français a choisi pour agresser gratuitement un policier congolais qui s’affairait à dégager la voie obstruée par l’embouteillage. Il était 15 heures 20 vendredi 7 mars, le policier était occupé à faire passer les véhicules les uns après les autres, quand le gendarme français est venu le cogner au dos.
Le policier se retourne pour regretter le geste du Français. Ce dernier ne trouvera mieux que de flanquer un coup violent en plein visage du policier congolais commis à la garde des installations du Groupe de presse L’Avenir. C’était la surprise pour le policier.
La violence du coup de poing l’a envoyé sur le pavé. Il s’est blessé à la paume de main en tombant. Au moment où il s’est relevé, il s’est vu maîtrisé par deux éléments de gardiennage Delta Protection qui gardent l’Ambassade. Le policier est vite allé se plaindre à la hiérarchie de la police, spécialement à Kin Mazière.
Il s’entendra dire que son affaire est de la compétence du ministère des Affaires Etrangères. Le policier devrait-il abandonner son poste pour aller saisir le ministère des Affaires Etrangères ? De toutes les façons, Mbusa Nyamwisi est informé. En ce moment où le Gabon vient de donner l’exemple de la réciprocité, il serait anormal que la Rdc ne puisse pas élever la moindre protestation contre ce geste inacceptable du gendarme français. Si ce gendarme n’avait pas choisi de se sauver aussitôt après, les badauds, essentiellement les enfants de la rue, mécontents du geste, étaient prêts à lui offrir la réciprocité.
01 mars 2008
France-Afrique : renégociation des accords militaires
Imprévisible Sarkozy. Après avoir soutenu militairement Idriss Deby, menacé de son trône par ses compatriotes rebelles, le voilà qui annonce la renégociation des accords militaires signés avec certains pays africains. Manifestation d’une volonté politique déjà exprimée pendant la campagne électorale, pour protéger la France des critiques, parfois acerbes, quant à son rôle en Afrique ou s’agit-il seulement d’une déclaration destinée à la consommation extérieure pour faire remonter sa cote visiblement en baisse, selon les sondages ?
Nicolas Sarkozy, président de la France, vient d’achever une visite de travail de deux jours en Afrique du Sud. Trois temps forts ont marqué cette visite : la signature des contrats commerciaux, les entretiens avec les figures de proue de la communauté sud-africaine, Thabo Mbeki, Jacob Zuma et Nelson Mandela, et bien sûr la décision de la France de renégocier les accords militaires avec quelques pays africains.
Déclaration qui a suscité beaucoup d’intérêts dans la mesure où la France est une «ancienne puissance coloniale ». Sa présence en Afrique a toujours été interprétée comme une volonté de la France de ne pas couper le cordon ombilical avec les anciennes colonies, mais de perpétuer un certain paternalisme en jouant au «gendarme de l’Afrique». La déclaration de Sarkozy en Afrique du Sud est donc considérée comme la «fin de la décolonisation» de la France en Afrique.
QU’EST-CE QUI VA CHANGER ?
Effectivement, la question est celle de savoir si le président Sarkozy a les pleins pouvoirs de changer la politique africaine sans effaroucher certains centres de décisions. Dans un domaine aussi délicat, militaire qui, d’une façon ou d’une autre sécurise la France, il existe plusieurs pesanteurs. En fait, les accords militaires ne sont pas à comparer avec la « France-Afrique » une structure née d’ailleurs, qu’on le veuille ou pas, des «accords militaires». Dans ce dernier cas, l’objectif vise à maintenir les « liens étroits» entre la France et l’Afrique pour éviter toute surprise.
Mais les accords militaires ne sont pas toujours liés à une obligation morale de la France à soutenir à bras-le-corps, pour des raisons politiques, les dirigeants d’anciennes colonies françaises. Il existe également des raisons économiques qui ont permis à des multinationales aux capitaux à prédominance française de bénéficier des facilités élargies d’exploitation des matières premières. Total, Areva, pour ne citer que ces deux entreprises, pétrolière et minière, sont justement bénéficiaires de ces facilités élargies, à telle enseigne qu’elles s’intéressent au processus politique au plan local. Ce qui explique parfois qu’elles sont citées dans des crises politiques survenues dans quelques pays africains. Evidemment, tout le bénéfice revient à la France grâce aux énormes revenus de ces sociétés installées en Afrique.
Aujourd’hui, la question est celle de savoir comment Sarkozy entend-il gérer cet aspect du problème sans associer les multinationales, ces groupes de décisions.
En fait, la présence militaire française n’a pas que seulement des connotations politiques, mais aussi économiques. Aussi, les bases militaires françaises visent particulièrement à protéger les intérêts français en Afrique, de permettre à la France de se situer en des endroits stratégiques au regard de la confrontation possible internationale qu’à promouvoir les Etats africains. D’ailleurs, il est bien connu en Afrique que ces « accords militaires » ne profitent qu’à des personnalités africaines qu’aux peuples d’Afrique.
Il n’est pas exclu que dans cette renégociation tant attendue, l’on trouve des points de passe pour maintenir subtilement cette présence militaire. Eventualité qui n’est pas à exclure.
Certaines personnes sont convaincues que devant la baisse de sa cote au plan interne, Sarkozy cherche à trouver une parade pour refaire sa popularité.




